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Léo Drouyn passeur de patrimoine

Né à Izon le 12 juillet 1816 et mort à Bordeaux le 4 août 1896, archéologue, peintre, dessinateur et graveur français.

Artiste et savant girondin, il a laissé au milieu du XIXe siècle un fonds iconographique exceptionnel sur le patrimoine aquitain autour de 1850, quarante ans avant les premiers témoignages photographiques : l’œuvre retrouvée est riche de plus de 5 000 dessins et près de 1 550 gravures. Il participa, dans la lignée de Victor Hugo et du mouvement romantique, à la redécouverte et au triomphe du Moyen Âge.

Léo Drouyn passeur de patrimoine

Fraîchement marié, et âgé de 23 ans, il part à Paris de 1840 à 1842, où il va fréquenter successivement les ateliers de Raymond Quinsac Monvoisin, Paul Delaroche, Jules Coignet (qui lui fera connaître Théodore Rousseau et Narcisse Díaz de la Peña) et enfin Louis Marvy où il apprend notamment chez ce dernier les procédés de la gravure à l’eau-forte et du vernis mou. De retour à Bordeaux en 1843, il commence à parcourir la campagne girondine. C’est au sujet de l’église de Loupiac, dont les emblèmes l’intriguent, qu’il fait ses premières recherches archéologiques. Il en vient à des études systématiques dans ce domaine. Il débute sa collection au Magasin pittoresque en 1844. Il publie également une série de dix lithographies dans la Guyenne historique et monumentale d’Alexandre Ducourneau[3].

Léo Drouyn un dessinateur

Au milieu du XIX e siècle, une œuvre unique en France, dont le cœur est constitué par un fonds iconographique exceptionnel sur le patrimoine aquitain autour de 1850, quarante ans avant les premiers témoignages photographiques, riche de milliers de dessins et de près de 1 550 gravures.

Dans la lignée de Victor Hugo et du mouvement romantique, il est l’un de ceux qui ont contribué le plus fortement à la redécouverte et au triomphe du Moyen-Âge.

Peintre, dessinateur, graveur, il fit partie de l’Ecole de Barbizon, cet élan artistique qui redécouvrit dans le premier quart du XIX e siècle le Paysage et la Nature. Représentant du mouvement provincial, il a surtout dessiné les monuments et les paysages de son département, la Gironde, mais aussi des départements voisins et d’autres régions françaises.

Ses albums de dessins, ses notes et ses croquis, sont aujourd’hui une source d’informations inestimable pour la connaissance du patrimoine monumental français avant les grandes restaurations de Viollet-le-Duc et de ses émules locaux, auxquels il s’est fortement opposé. Son combat contre les clochers pointus du cardinal Donnet est resté célèbre. Dessinateur attitré, entre 1842 et 1849, de la Commission des Monuments historiques de la Gironde, il a mis en exergue, le tout premier, la richesse du patrimoine roman girondin et il est devenu l’un des plus éminents spécialistes de l’architecture médiévale, dont il a gravé à l’eau-forte les principaux monuments (églises, châteaux, abbayes), notamment pour illustrer ses ouvrages imprimés : Choix des types les plus remarquables de l’architecture au moyen-âge dans le département de la Gironde, La Guienne militaire, Bordeaux en 1450, les Variétés girondines…

Artiste très attiré par la nature, il voue aux arbres une véritable passion. Le tout premier, il découvre la poésie romantique des landes, de leurs pignadas et de leurs lagunes. Cinquante ans avant le photographe Félix Arnaudin, il montre également une véritable sensibilité ethnographique, portant une attention toute particulière au petit patrimoine, aux vieilles fermes, à l’architecture en torchis et pans de bois.

Ses dessins font l’objet d’une édition par les Éditions de l’Entre-deux-Mers.

  • Le Choix des types les plus remarquables de l’architecture au Moyen Âge dans le département de la Gironde (1846)
  • Album de La Grande Sauve, dessiné et gravé à l’eau forte, Éditeur G.M. de Moulins, Bordeaux 1851
  • Guide du voyageur à Saint-Émilion, Bordeaux, Féret et fils, 1859, 202 p.
  • Croix de procession, de cimetières et de carrefours (1858)
  • Chapiteaux romans de la Gironde (1863)
  • La Guienne anglaise et La Guienne militaire.

La Guienne anglaise : histoire et description des villes fortifiées, forteresses et châteaux, construits dans la Gironde pendant la domination anglaise, Bordeaux, 618 p. (lire en ligne [archive]) La Guienne militaire : histoire et description des villes fortifiées, forteresses et châteaux, construits dans la Gironde pendant la domination anglaise, t. I, Bordeaux, 618 p. (lire en ligne [archive])

Un coin de l’entre-deux-mers : ou étude de mœurs au XVIIe siècle en pays bordelais (1888

Bordeaux vers 1450 : description topographique, Bordeaux, Archives municipales, 1874, 648 p

Les Variétés Girondines (1876 – 1886)

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La Fête à Léo et au patrimoine girondin

« Chaque année , de juin à septembre , la fête à Léo, c’est allier la science et le plaisir, c’est marcher ou rouler (Léo à Vélo) à travers les campagnes girondines en compagnie de guides passionnés et passionnants ! C’est découvrir le patrimoine architectural, et les paysages avec pour seule boussole un homme et une œuvre : Léo Drouyn, génial « artiste-archéologue » du XIXe siècle. C’est en cours de route ou au bout du chemin, s’initier aux arts du dessin ou de la gravure, rencontrer des artistes, terminer la soirée dans un château ou dans une église romane… »( texte lu sur le site Léo Drouyn ) en entier.

« Les Amis de Saint Cybard »   association laïque reconnue d’intérêt général

Mairie de Vérac   21 route des Maurins   33240 VERAC 

Contact: schumachermichel@amicybard.org

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