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« Les Amis de Saint Cybard » a fait restaurer la plaque de cocher qui se trouvait sur l’ancienne boulangerie, l’aviez-vous remarquée ? Maintenant vous pourrez la voir plus facilement sur son emplacement d’origine.

La « plaque de cocher » de Vérac

En 1890, le Touring Club de France finance des panneaux indicateurs directionnels en zinc émaillé avec lettres en relief. En 1908 : 8.000 panneaux ; en 1914 : 30.000 sont en place un peu partout.

En 1908 apparaissent les panneaux « MICHELIN » puis en 1918 les « bornes d’angles Michelin » en béton.

Enfin, le 19 septembre 1949 à Genève, 24 pays dont la France s’engagent à harmoniser la signalisation routière. Est précisé dans ce décret que : l’emploi de signaux autres que ceux qui sont définis dans le présent arrêté est strictement interdit. La France met en application cet engagement en 1955. Les « plaques de cocher » sont petit à petit abandonnées et disparaissent de notre paysage.

Si vous découvrez une autre plaque dans la commune, n’hésitez pas à nous en faire part.

Vous voulez en savoir plus sur l’histoire de la signalisation des routes, un excellent site internet : https://plaquedecocher.fr/menu-historique/  qui a permis de rédiger cet article. 

La Base Palissy

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L’inscription des plaques Michelin, plaques de cocher et autres vestiges routiers au sein de la Base Palissy serait une première étape pour la reconnaissance officielle de ce petit patrimoine routier. Une démarche simple mais dont le caractère officiel pourrait faire prendre  conscience de leur caractère historique, un premier pas vers leur préservation.

Mais qu’est-donc que la Base Palissy ? L’une des bases documentaires faisant partie de l’Inventaire Général du Patrimoine Culturel.


L’INVENTAIRE GÉNÉRAL DU PATRIMOINE CULTUREL

Fondé en 1964 par André Malraux, l’Inventaire Général du Patrimoine Culturel « recense, étudie et fait connaître les éléments du patrimoine qui présentent un intérêt culturel, historique ou scientifique ».
L’Inventaire est une recherche de terrain qui observe, analyse et décrit les œuvres « in situ » en s’appuyant sur les sources d’archives et la bibliographie disponible. Aussi chaque opération d’inventaire procède-t-elle par aire d’étude, fraction du territoire national qui sera explorée systématiquement, soit en s’attachant à toutes les composantes du patrimoine (opération topographique), soit à une seule de ses composantes (opération thématique).

Les bases de données documentaires forment un ensemble cohérent organisé en 7 bases de données, interrogeables indépendamment et de manière transversale d’une base à l’autre.

La base de données qui nous intéresse ici est  La base Mobilier – Palissy. Elle recense des objets mobiliers dont l’édifice de conservation peut, lui aussi, être étudié dans la base Architecture – Mérimée. Par exemple une plaque directionnelle en fonte est recensée dans la base Palissy, le bâtiment qui l’abrite peut l’être dans la base Architecture – Mérimée.

En outre une base Images – Mémoire – contient des images fixes dont certaines illustrent les notices d’œuvres de Mérimée et de Palissy.

Ces bases de données sont alimentées en permanence et consultables en ligne sur le site du Ministère de la Culture: http://www.culture.gouv.fr/culture/inventai/patrimoine/index.htm

Les dossiers d’inventaire sont produits par les services régionaux en charge de l’inventaire au sein des conseils régionaux ainsi que, ponctuellement, par des chargés d’étude sur une thématique nationale. Le choix de l’aire d’étude et de ses limites, celui des partenaires et des procédures à mettre en œuvre pour chaque opération fait l’objet d’un cahier des clauses scientifiques et techniques, projet scientifique qui fixe les enjeux et les moyens, et permet une bonne utilisation des résultats ainsi que leur évaluation. En d’autres termes, on ne fait pas n’importe quoi et on procède avec ordre !

Un point important: l’Inventaire général est une entreprise documentaire qui n’entraîne aucune contrainte juridique ou réglementaire : les résultats des opérations, mis en forme selon des normes qui les rendent comparables, consultables et utilisables par tous, ont vocation à enrichir la connaissance d’un patrimoine commun pour décider ensemble de son avenir. Ce n’est pas le recensement d’un mobilier qui remettra en cause  son appartenance et ne créera aucune contrainte de valorisation ou d’entretien

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