
Vérac
Nous avons rassemblé divers documents pour vous présenter l’église en détail, sa description.
L’église détaillée
Cette église a été décrite par Myriam Hervet.




L’église a aussi retenu l’attention de Léo Drouyn
Lors de son passage à Vérac, en 1868, Léo Drouyn donna une brève description des parties romanes de l’édifice : « L’église de Vérac se compose d’une nef romane suivie à l’est d’une abside polygone… A l’ouest existe une corniche romane soutenue par des corbeaux assez intéressants. Un deux représentent un vase, et un autre un homme et une femme nus se tenant embrassés. Les flancs sont soutenus par des contreforts plats et coupés horizontalement par un cordon sur lequel s’appuient des fenêtres en plein cintre romanes, percées assez haut dans le mur. Les pans de l’abside percés de fenêtres de deux en deux, sont séparés par une colonne dont les chapiteaux peu ornés soutiennent la corniche. Des corbeaux peu intéressants s’avancent entre les chapiteaux »
Léon Drouin a réalisé quelques esquisses de l’église, sur celle-ci, on y voit en bas à droite la mention Vérac.




L’église

Les Modillons
Les modillons sont de petits blocs de pierre, sculptés de façon finement ciselée ou grossière, placés sous les corniches des chevets pour les supporter.
C’est un petit monde plein de saveur, loin d’être uniforme, qui réserve bien des surprises, montrant la créativité des imagiers, la richesse des thèmes qu’ils abordent, la naïveté et la gaucherie des styles ou leur l’habileté soignée. C’est un art populaire témoignant aussi bien des préoccupations de la vie courante que de l’imaginaire .
On trouve des ornementations florales ou géométriques, des représentations animalières ou monstrueuses, certains évoquent des thèmes religieux, éducatifs, moraux. Ce qui conduit l’homme moderne à s’interroger sur la dimension purement ornementale des modillons ou sur leur éventuelle portée symbolique .
Certains sont appelés les obscenae : scènes érotiques ou obscènes à nos yeux modernes-pudibondes .
Ce qui nous apparaît aujourd’hui obscène ne l’est pas forcément pour l’époque médiévale.
Les auteurs du Moyen Âge n’abordent pas directement ces motifs. En revanche, ils nous définissent à différents degrés ce qu’est pour eux l’obscénité, la licence, la luxure, et ce, généralement sous la forme des comportements répréhensibles par la morale de leur temps. Mais la source littéraire médiévale est dans sa grande majorité celle écrite par des religieux s’adressant à d’autres ecclésiastiques, « éduqués, élevés, dressés » pour avoir une grande défiance automatique envers la sexualité, la nudité et les femmes.




N’oublions pas que madame Grammaglia a réalisé un audit sur l’état de l’édifice à la demande de la commune, une page sera dédiée à l’audit.
Qui était Saint Cybard?
Saint Cybard, parfois écrit Cibard, Eparchius en latin, né en 504 et mort le 1er juillet 581, est un moine qui est resté reclus pendant 39 ans dans une grotte située sous les remparts d’Angoulême au VIe siècle. On trouve aussi le nom sous la forme Éparche, Histoire
Cybard (aussi appelé Éparche), était d’origine périgourdine, probablement né à Trémolat Après avoir habité Périgueux où il était devenu clerc, et passé par le monastère de Sessac (Sedaciacum, peut-être Issigeac),il se retira à Angoulême où il fut ordonné prêtre par Aptone II, évêque d’Angoulême, en 542.
Il construisit une cellule avec quelques moines dans une grotte située sous le rempart nord d’Angoulême, en prolongement de l’actuel Jardin vert, que lui avait donnée l’évêque en 542. Il priait constamment et vivait avec les offrandes des fidèles. Lorsqu’il recevait de l’argent ou or, il le distribuait aux pauvres. En 558, il a par exemple racheté en une seule fois 175 esclaves. Il vécut 39 ans dans cette grotte, où d’après Grégoire de Tours, il soignait les pauvres et accomplit aussi quelques miracles. Ses biographes rapportent que « personne, pas même son serviteur le plus intime, ne le vit en train de manger ». Quand les gens s’en étonnaient, il répondait : « La foi ne craint pas la faim »
Au-dessous de la grotte fut édifiée l’abbaye Saint-Cybard (aujourd’hui en ruine, elle a donné son nom au quartier Saint-Cybard, aujourd’hui sur la rive droite de la Charente). Ses reliques y furent conservées jusqu’en 1568, date à laquelle elles furent brûlées par les huguenots.
Considéré comme saint par les Églises catholique et orthodoxe, sa mémoire est célébrée le 1er juillet. Il est le saint patron du diocèse d’Angoulême.
Extrait Wikipédia

La façade du clocher avant travaux de 2023
Le baptistère


La sacristie
Les travaux les plus urgents
Il faut poursuivre les travaux à effectuer sur l’église Saint-Cybard
Figure ci-après la liste des travaux à engager par ordre prioritaire :
- Restauration des contreforts nord, sud et est. (Désordre des maçonneries, pierres dégradées favorisant les infiltrations d’eau compromettant ainsi la stabilité des contreforts). Devis entreprise
CAZENAVE transmis mairie de Vérac le 24/01/2025 : Restauration des contreforts de la nef façade nord : TTC 21934, 56€, façade sud : TTC 24884,20€. - Mise en sécurité de l’installation électrique (travaux qui avaient été envisagés lors de la 1ère tranche non exécutés ou partiellement exécutés).
- Rétention et réparation du déversement (30cm) du mur sud de l’avant chœur. (Large fissure entre parement en pierre de taille et blocage interne en moellon).
- Rétablissement des voussures du portail nord. (Permettre ainsi de déposer l’étaiement provisoire et conforter la descente en charge du mur nord du clocher).
- Révision générale de la couverture de la nef, chœur et sacristie (Glissement des tuiles, dégradation des mortiers favorisant les infiltrations d’eau et donc générant dégradation des bois de charpente et l’imprégnation des voûtes.).
- Finition de la restauration extérieure entre les contreforts.
- Contrôle périodique de l’état de l’étaiement provisoire, de la stabilité de la voûte de la nef, de l’état des voûtains et des arcs de la voûte en pierre du chœur.
- Inscrire ces interventions dans une programmation cohérente et pluriannuelle ;
- Mobiliser les financements nécessaires, notamment par la recherche de subventions et de partenariats : Direction Régionale des Affaires Culturelles, Conseil Départemental,
subventions édifices religieux non protégés, Fondation du patrimoine, Loto du patrimoine